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Billet Zao Wou Kiesque

  • Photo du rédacteur: Corinne Tong-Chaï
    Corinne Tong-Chaï
  • 7 mai 2015
  • 2 min de lecture

18.09.2001

Minuscule mais incontournable. Une exposition Zao Wou Ki à Paris c'est toujours pour les initiés un moment à ne pas rater. La rareté favorise ma curiosité. La première depuis son décès en 2013. Et dans un lieu peu commun mais tout à fait adéquat pour ce peintre : le Centre Culturel Chinois de Paris. Ce n'est pas le jeu de Paume et ses somptueuses galeries qui avaient accueillis une grande rétrospective de l'artiste en 2003 mais c'est déjà ça. 10h05 je pénètre dans les deux petites salles consacrées au plus grand peintre contemporain chinois. Des lithographies, des encres, des estampes, des aquarelles et six huiles. Loin d'être attirée par la période ultime de Zao, je me dis que se déplacer ne serait-ce que pour six huiles sur toile, ça vaut le détour vers La Tour Maubourg. J'entre donc sans conviction vers la première salle emplie d'encre. Et j'en prends plein la gueule excusez la vulgarité. Une explosion de couleurs vives, joyeuses et printanières, une dextérité du geste, une technique hors norme, une forêt de traits et d'eau vive pensée avec tout le génie de l'abstraction du chinois... bref un kiff sans commune mesure! Dire que les dix dernières années de sa création ne m'enchantaient pas. Quel comble! Je prends une leçon de composition et de partage. Vient l'ultime salle. Le bleu m'attire, aimante mon regard et je plonge mon âme dans cette toile qui me fait face. Un bleu profond aux croisements de l'outre-mer, de l'ultra marine, du cobalt et du pourpre, un contraste de lumière, quelques touches de noir accroche l'ocre qui se fond dans le blanc...et moi je reste en extase. Debout, béatement et bêtement plantée là devant la toile. "18.09.2001" c'est le titre de l'œuvre. Ah oui parce que, retenez que Zao donnait des dates en guise de titre à ses œuvres. Et cette "date" là je la connais, feuilletée dans un de mes nombreux ouvrages de l'artiste. Jamais je n'aurai cru qu'elle m'emmenait aussi loin dans mes rêveries picturales. Qu'est-ce que ce serait si c'était une de mes toiles fétiches...j'en aurais sûrement les larmes aux yeux. Quelle claque cette toile m'a infligée... En sortant de l'expo où toute photo était interdite, je me dis que définitivement il faut voir "pour de vrai" les œuvres. C'est à ce moment là et seulement à ce moment que vous mesurez la force de l'artiste. Il vous emmène en voyage dans son monde. Toutes les reproductions trahissent les couleurs, les sentiments et les subtilités des coups de pinceaux. Comme une irrésistible envie de partir en voyage..avec Zao. Prête à aller en Suisse où se trouve sa fondation. Je clique, je cherche, je trouve...mieux même. J'apprends que les différends entre la femme et les héritiers du génie chinois, qui empêchaient toute exposition, sont résolus depuis fin avril. Sa veuve va pouvoir mettre toute son énergie pour faire rayonner les œuvres de son mari à travers le monde. Dans tous les plus beaux musées de la planète. Et si je suivais les expos Zao à travers le monde? Ou comment joindre l'utile culturel à l'agréable intellectuel.

 
 
 

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