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Billet de Foire Fiac

  • Photo du rédacteur: Corinne Tong-Chaï
    Corinne Tong-Chaï
  • 26 oct. 2016
  • 3 min de lecture

Marronnier d'octobre, la FIAC débarquait à Paris. Au Grand Palais et hors les murs partout dans Paris. Payante et gratuite pour tout le monde, les connaisseurs comme les curieux, les amateurs comme les récalcitrants. J'avoue ne pas être une spécialiste d'art contemporain. Longtemps même je n'ai rien compris. Mais là était mon erreur. Il n'y a rien à comprendre, juste à prendre. Donc j'ai pris cette foire pour ce qu'elle était. Une foire où on trouve de tout, en art contemporain au niveau mondial.

Au détour d'un stand, j'ai croisé quelques Soulage toujours attractif, toujours fascinant, toujours hypnotisant. À quelques mètres, c'est la poiscaille qui s'écaille. Une rangée de poissons, étendue sur un fil aux yeux de tous les curieux qui se pressent pour la pêche du jour. Joli? Pas franchement. Étonnant? Sans aucun doute. De l'art? Oui. Contemporain.

Sous la grande verrière, je découvre une sculpture de verre dans un coin. Dans un style simplissime, dépouillé, naïf mais terriblement attachant. Pascale Marthine Tayou a titillé ma curiosité. Je ne connais pas sa côte et peu m'importe. Cette petite statue me fait de l'œil. D'où vient elle? Qui est cette artiste? Je tape son nom sur mon smartphone et hop..je découvre que c'est un artiste qui a féminisé son nom avec ceux de ses parents. Et plus intéressant, cet artiste est Camerounais. Et l'on retrouve bien ses racines dans cette statuette, qu'il a habillée d'une petite pelote de raphia. Rafraîchissant. Étincelant. Surtout après avoir admiré un Schtroumpf rose grandeur d'homme. Là j'avoue un certain scepticisme mais malgré cela, je reste étonnée par tant d'audace et vu le nombre de spectateurs qui photographie l'ersatz de Timide, je ne suis pas la seule.

De stand en stand je m'émerveille. D'autant que je retrouve des noms sulfureux. Anish Kapoor par exemple. L'artiste plasticien britannique, au cœur de la polémique l'an passé au château de Versailles avec son œuvre "Dirty corner" plus souvent nommé "le vagin de la reine". De son travail je ne connais que la partie monumentale. Là je découvre son coup de pinceaux. Des gouaches de 1954. Loin de ses sculptures, l'indien a aussi eu son heure abstraite sur papier. Plein de peps, de contraste et de force. Une série qui donne à voir autre chose que l'artiste scandaleux que le grand public a découvert ces dernières années. Si Anish Kapoor a évolué avec les ans, d'autres artistes font vivre leurs oeuvres à travers notre regard. Une série de miroirs peint à même la glace. Et au fur et à mesure que le public passe devant, se positionne devant, se photographie devant, au gré des angles choisis, de la couleur portée par la personne qui stationne se reflétant dans l'œuvre, je créé ma propre composition. Et j'ai passé de longues minutes à attendre la bonne personne, avec la bonne couleur de veste, la position qui compose un tableau aussi unique qu'éphémère, simplement immortalisé sur ma photo. Quelle belle idée que de prendre part soi même à l'œuvre de quelqu'un d'autre. Subtil mélange, joli partage.

Fatiguée à piétiner les allées, je cherche un coin calme. Et je tombe sur une Tong. Oui oui, la chaussure. Une Havaianas originale couverte de mousse sous un verre de protection. Une œuvre d'art de Michel Blazy. Comme quoi même une tong esseulée est quand même une œuvre. Pas loin de ce modèle unique, une inscription illumine le haut d'un mur blanc. "One for the money / two for the show" l'esprit rock and roll planait vraiment sur la FIAC. "Three to get ready ". Here I am!!!

Pascale Marthine Tayou

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